Sous la montagne :

Pierre a beaucoup parlé de spéléologie avec un collègue à l'Institut de Chimie. Félix Trombe venait souvent le rejoindre dans son laboratoire, et chacun parlait de son dada, comparait les matériels utilisés etc.

En 1934, Chamonix étant trop enneigé, il rejoint avec 2 amis Félix Trombe dans les Pyrénées. Là une pluie incessante retarde l'attaque du gouffre du Plantillet, objectif principal de Trombe qui était descendu l'année précédente à -80 m. Le jour J, Trombe blessé laisse Pierre descendre à sa place. Là Pierre et ses amis descendent en rappel  et après le déblaiement d 'une fissure atteignent le fond d'une salle à -126 m. Signalons, au passage, que ce gouffre est l’orifice supérieur du réseau Trombe qui est le 5ème -1000 m de France.

C'est peut être ce jour là que naquit la passion de Pierre pour la spéléologie. 

A partir de 1935, Pierre visite et explore la majorité des gouffres des Alpes signalés dans la bibliographie (La France ignorée de Martel entre autres). Pierre pense que toute cavité fait partie d'un ensemble, l'ouvrage de Martel le dirige sur 2 d'entres eux : le Parmelan et le trou du Glaz. C'est sur ce dernier, plus poche de Lyon, qu'il porte son choix.

En 1936, il descend le P36 et atteindra -265 m. 50 ans plus tard il apprendra qu'il avait battu à l'époque le record de France de profondeur. Il explorera la dent de Crolles jusqu'en 1947. Il continuera la spéléologie dans d'autres lieux jusqu'en 1954. Il organisa des stages, des camps avec le CAF, les spéléo-clubs de Paris et Lyon ainsi qu'avec le spéléo-club alpin de Lyon.

En plus de ses nombreuses observations scientifiques, il adaptera principalement avec Fernand Peltz le matériel d'escalade aux besoins de la spéléologie.

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